¨Larmes et larmes
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One, two, three, viva l'Algérie
Il me suffit d'ouvrir la fenêtre
Et comtempler ce beau ciel bleu
Ces rayons de soleil radieux
Il me suffit de ce printemps
Qui traverse toutes les saisons,
De ces chants des ramiers, et ces pigeons
Il me suffit tous ces bruissements,tous ces sons
Ma méditerranée, le rivage où je suis née
Bab El Oued et Zghra, les dunes du Hoggar
Il me suffit de ces belles montagnes
De Chréa, Lala khadija et Yema Gouraya,
Il me suffit de Jijel, Bejaîa, et Kalaa
Le pont de Constantine et ses chansons
Il me suffit du Hawzi , de l'Andalous
Du tar, du Bendir, du Kabyle itebvalens
Il me suffit de toutes ces richesses
De tous ces hommes, femmes et enfants
Leurs mains tendues et tous leurs sourires
Il me suffit de mon pays que ce décor
Pour y rester et l'aimer plus fort
Et dire ces mots qui m'honorent
One, Two, Three
Viva L'Algérie!
Fialyne
Le 18 Novembre 2009
Allez go mon Equipe nationale
Bonne chance
Traduction de:
Tar: tambourin d'Alger
Bendir:Tambourin du sud d'Algérie
Itebvalens: Groupe jouant de la musique traditionnelle kabyle
L' art du découpage

Tourne-toi, la méditerranée est derrière toi

découpe son eau en coupes d'amertume et buvons à la santé de ceux qui pleurent pour un peu de chaleur.
Une vague

furibonde, elle est ;
Empêche l'océan la-bas de dormir
Rancune
Enfouie dans le silence des eaux
***
Phrase et point final
Chut silence
Fialyne
Adonis [en arabe أدونيس] est le pseudonyme d'Ali
Ahmed Saïd Esber [ علي أحمد سعيد], un poète et critique littéraire syrien né le 1er janvier 1930.
Son pseudonyme se réfère au dieu d'origine phénicienne, symbole du renouveau cyclique
L'aube coupe ses fils
dépose les paupières sur la terre
Mes bras : deux mâts pour étreindre
les voiles de l'absence
Mes fenêtres sont parties
Il ne reste ni fleur ni livre
rien que moi et les recoins
avec mes fils usés
avec mon corbeau
***
Dans le cancer du silence, dans l'encerclement
j'écris mes poèmes sur l'argile
avec la plume du corbeau
Je le sais : pas de clarté sur mes paupières
plus rien que la sagesse de la poussière
Je m'assieds au café avec le jour
avec le bois de la chaise
et les mégots jetés
Je m'assieds dans l'attente
d'une rencontre oubliée
***
Peu m'importe le possible
joie ou douleurs
Dans mes hymnes j'invente un évangile
je cherche un refuge
un monde qui commence
à la pointe du monde
.
ADONIS
.
Par une nuit de pleine lune
essaye de fixer la galaxie
Tu verras qu’elle est cours d’eau
avec tes bras pour affluents
ta poitrine pour estuaire
Aujourd’hui le ciel a écrit son poème
à l’encre blanche
Il l’a appelé neige
Ton rêve rajeunit tandis que tu vieillis
Le rêve grandit en marchant
vers l’enfance
Le rêve est une jument
qui au loin nous emporte
sans jamais se déplacer
Le nuage est las de voyager
Il descend à la plus proche rivière
pour laver sa chemise
A peine a-t-il mis les pieds dans l’eau
que la chemise se dissout
et disparaît
Une rose sort de son lit
prend les mains du matin
pour se frotter les yeux
Le palmier parle avec son tronc
la rose avec son odeur
Le vent et l’espace vagabondent
main dans la main
Arc-en-ciel ?
Unité du ciel et de la terre
tressés en une seule corde
Il marche sur les versants de l’automne
appuyé au bras du printemps
Le ciel pleure lui aussi
mais il essuie ses larmes
avec le foulard de l’horizon
Quand vient la fatigue
le vent déroule le tapis de l’espace
afin de s’y allonger
Dans la forêt de mes jours
aucune place
sauf pour le vent
Pour toucher la lumière
tu dois t'appuyer sur ton ombre
Je sens parfois que le vent
est un enfant qui crie
porté sur mes épaules
Comment décrire à l’arbre
le goût de son fruit ?
A l’arc
le travail de la corde ?
Telle une main
la lumière se déplace
sur le corps des ténèbres
C’est l’épaule de l’espace
qui s’effondre là-bas
sous les nuages noirs
L’espace dans l’œil de la guillotine
est lui aussi tête à couper
Tu ne peux être lanterne
si tu ne portes la nuit
sur tes épaules
Je conclurai un pacte avec les nuages
pour libérer la pluie
Un autre avec le vent
pour qu’il nous libère
les nuages et moi
La parole est demeure dans l’exil
chemin dans la patrie
Qu’il est étrange ce pacte
entre les vagues et le rivage –
le rivage écrit le sable
les vagues effacent l’écriture
Mémoire – ton autre demeure
où tu ne peux pénétrer
qu’avec un corps devenu
souvenir
Adonis, in Toucher la lumière, Ed. Fata Morgana, 1997. Ouvrage d’artiste en édition limitée à 30 exemplaires, comportant chacun une peinture originale de Farid Belkahia.
Texte traduit de l’arabe par Anne Wade
Minkowski.
Je vous ai dit
Je vous ai dit -- j'ai écouté les mers
réciter leurs poèmes
j'ai écouté la cloche qui sommeille
dans les coquillages
Je vous ai dit -- J'ai chanté aux noces du diable
au banquet des fables
Je vous ai dit -- j'ai vu dans la pluie de l'Histoire
dans les éclairs lointains
une démone et une maison
Parce que je navigue dans mes yeux
vous ai-je dit
j'ai vu toute chose
dès le premier pas
dans la distance
.
ADONIS
http://fr.wikipedia.org/wiki/Adonis_(po%C3%A8te)
A une étoile
Étoile qui descend sur la verte colline,
Triste larme d'argent du manteau de la nuit,
Toi que regarde au loin le pâtre qui chemine,
Tandis que pas à pas son long troupeau le suit!
Étoile, où t'en vas-tu dans cette nuit immense?
Cherches-tu sur la rive un nid dans les roseaux?
Où t'en vas-tu si belle, à l'heure du
silence,
Tomber comme une perle, au sein profondes eaux?
Ah! Si tu dois mourir, bel astre, et si ta tête,
Va, dans la vaste mer plonger ses blonds cheveux,
Avant de nous quitter, un seul instatnt, arrête,
Étoile, écoute-moi! ne descend pas des
cieux !
ALFRED DE MUSSET
J'ai des mots qui me piquent
Me pénètrent par la peau
Par tous les pores, m'allergisant
Des mots qui me démangent
Et d'autres qui me tambourinent .
Des mots meurtris qui pleurent
Se faufilent de mon cœur
S'esquivent de moi, de mes veines,
Ils se débinent, ahuris, hurlent,
S'échappent de ma raison
Des mots qui n'écoutent plus
Qui roulent sur ma peau
Glissent…Glissent...
Ils atteignent mes doigts
Ils sont au bout,
Stagnent
Je ne les sens plus,
Ils sont flasques, inertes,
Ils sont muets,
Ne parlent plus
Ecrasés ...
Mutilés…
Réduits au silence
Fialyne le 21 Octobre 2009
Le cri de l'âme
Quand le souffle divin qui flotte sur le monde
S'arrête sur mon âme ouverte au moindre vent,
Et la fait tout à coup frissonner comme une onde
Où le cygne s'abat dans un cercle mouvant !
Quand mon regard se plonge au rayonnant abîme,
Où luisent ces trésors du riche firmament,
Ces perles de la nuit que son souffle ranime,
Des sentiers du Seigneur innombrable ornement !
Quand d'un ciel de printemps l'aurore qui ruisselle
Se brise et rejaillit en gerbes de chaleur,
Que chaque atome d'air roule son étincelle,
Et que tout sous mes pas devient lumière ou fleur !
Quand tout chante ou gazouille, ou roucoule ou bourdonne,
Que d'immortalité tout semble se nourrir,
Et que l'homme, ébloui de cet air qui rayonne,
Croit qu'un jour si vivant ne pourra plus mourir !
Quand je roule en mon sein mille penseés sublimes,
Et que mon faible esprit, ne pouvant les porter,
S'arrête en frissonnant sur les derniers abîmes,
Et, faute d'un appui, va s'y précipiter!
Quand, dans le ciel d'amour où mon âme est ravie,
je presse sur mon coeur un fantôme adoré,
Et que je cherche en vain des paroles de vie
Pour l'embraser du feu dont je suis dévoré !
Quand je sens qu'un soupir de mon âme oppressée
Pourrait créer un monde en son brûlant essor,
Que ma vie userait le temps, que ma pensée
En remplissant le ciel déborderait encor !
Jéhova ! Jéhova ! ton nom seul me soulage!
Il est le seul écho qui réponde à mon coeur!
Ou plutôt ces élans, ces transports, sans langage,
Sont eux-mêmes un écho de ta propre grandeur!
Tu ne dors pas souvent dans mon sein, nom sublime !
Tu ne dors pas souvent sur mes lèvres de feu :
Mais chaque impression t'y trouve et t'y ranime,
Et le cri de mon âme est toujours toi, mon Dieu !
Elle était là
Elle se sentait soudainement existée, elle était là et respirait un monde qui lui semblait si neuf et si beau.
Tel une toile, les pinceaux de l'espoir redessinait son monde; et sur le gris qui s'effaçait, du bleu se répandait, il s'intensifiait azur sur son ciel, en flocons de tendresse, tombait lentement sur sa terre en peine.
La lumière jaillissait de son cœur, jaillissait de ses yeux et son jour se levait.
Le printemps était là entre ses cils aux plus belles couleurs des roses, blanches, roses et rouges pétulantes de pureté et d'amour dans un monde qui existait et qu' elle ne voyait plus.
Et elle s'émerveillait aux gazouillements de ces oiseaux voltigeant autour des arbres, sur le bec le verbe 'aimer' que les papillons câlins emportaient sur leurs ailes multicolores, le déposant dans les cœurs des fleurs réceptives et dociles.
La vie lui semblait magique et belle, elle était heureuse, elle revivait juste….
Juste parce qu'il lui disait ma fi…
Et puis vint l'absence versant le vide en flot sur son âme et les larmes coulaient, coulaient…
Elle pleurait l'abandon, pouvait-on quitter l'amour aimée pour autant?
Quel était ce cœur qui bâillonnait ses mots, les mots, qui la punissait pour avoir gémi de douleur? Quel était ce cœur?
Quel était ce cœur qui l'étouffait pour se noyer dans un silence qu'elle ne supportait plus, un silence qui la broyait, la déchiquetait ?
Quelle était cette main qui enterra l'eau, juste…
Juste le plaisir d'assécher sa voix la laissant mourir de soif, la laissant dans le noir…
Juste pour avoir gémi.
Plus glacial que la mort, plus mort que la mort, le cœur indifférent, la laissant glisser dans l'abime, au plus profond désespoir perdant l espoir de vivre…
L'espoir de ne plus atteindre la perche pour émerger, sortir du gouffre
Elle est là
maintenant, elle ne se sait où, flottante sans vie mais il y fait moins froid que dans son coeur…
Fialyne le 15/10/09
Fleur des champs
Je suis une
fleur à pétales blancs. J'ai poussé sur une terre fertile comme toutes les fleurs des champs, sous la chaleur du soleil et les caresses du vent.
Ô combien, Ciel, m'as-tu taquinée, laissant se verser sur moi bien des pluies !
Il y a celles que j'ai bues pour étancher ma soif, m'épanouir et grandir et d'autres ont noyé ma tige, mes pétales se fanent au fur et à mesure en cet automne
présent.
Quand arrivera la fin de l'hiver, que la neige m'aura étouffée, me givrant sous le gel glacial de la saison, ma vie
s'achèvera doucement, en silence.
Ainsi est la vie.
Moi, fleur quelconque des champs, j'ai traversé mon temps...
On vient à la vie sans le vouloir, on vit sans vraiment savoir...
Je suis une génération de passage...
Beaucoup y laissent des fruits et des traces, des bises et des caresses au cœur ou au contraire bien des morsures...
D'autres passent puis s'effacent.
Fialyne
Le 09.10/2009