Samedi 21 novembre 2009

¨Larmes et larmes







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Mercredi 18 novembre 2009


One, two, three, viva l'Algérie


Il me suffit d'ouvrir la fenêtre 
Et comtempler ce beau ciel bleu
Ces rayons de soleil radieux
Il me suffit de ce printemps
Qui traverse toutes les saisons,
De ces chants des ramiers, et ces pigeons
Il me suffit tous ces bruissements,tous ces sons
Ma méditerranée, le rivage où je suis née
Bab El Oued et Zghra, les dunes du Hoggar
Il me suffit de ces belles montagnes
De Chréa, Lala khadija et Yema Gouraya,
Il me suffit de Jijel, Bejaîa, et Kalaa
Le pont de Constantine  et ses chansons
Il me suffit du Hawzi , de l'Andalous
Du tar, du Bendir, du Kabyle itebvalens
Il me suffit de toutes ces richesses
De tous ces hommes, femmes et enfants 
Leurs mains tendues et tous leurs sourires
Il me suffit de mon pays que ce décor
Pour y rester et l'aimer plus fort
Et dire ces mots qui m'honorent
One, Two, Three
Viva L'Algérie!

Fialyne
Le 18 Novembre 2009

Allez go mon Equipe nationale
Bonne chance
Traduction de:
Tar: tambourin d'Alger
Bendir:Tambourin du sud d'Algérie
Itebvalens: Groupe jouant de la musique traditionnelle kabyle








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Mardi 17 novembre 2009




L' art du découpage





Tourne-toi, la méditerranée  est derrière toi





découpe son eau en coupes d'amertume et buvons à la santé de ceux qui pleurent pour un peu de  chaleur.



 Une vague






furibonde, elle est ;
Empêche l'océan la-bas de dormir
 Rancune
Enfouie dans le silence des eaux

***



Phrase et point final

Chut silence
Fialyne




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Jeudi 12 novembre 2009


Adonis
[en
arabe أدونيس] est le pseudonyme d'Ali Ahmed Saïd Esber [ علي أحمد سعيد], un poète et critique littéraire syrien né le 1er janvier 1930. Son pseudonyme se réfère au dieu d'origine phénicienne, symbole du renouveau cyclique




L'aube coupe ses fils
dépose les paupières sur la terre
Mes bras : deux mâts pour étreindre
les voiles de l'absence

Mes fenêtres sont parties
Il ne reste ni fleur ni livre
rien que moi et les recoins
avec mes fils usés
avec mon corbeau

***

Dans le cancer du silence, dans l'encerclement
j'écris mes poèmes sur l'argile
avec la plume du corbeau
Je le sais : pas de clarté sur mes paupières
plus rien que la sagesse de la poussière

Je m'assieds au café avec le jour
avec le bois de la chaise
et les mégots jetés
Je m'assieds dans l'attente
d'une rencontre oubliée

***

Peu m'importe le possible
joie ou douleurs
Dans mes hymnes j'invente un évangile
je cherche un refuge
un monde qui commence
à la pointe du monde
.
ADONIS

.





Toucher la lumière

 

Par une nuit de pleine lune

essaye de fixer la galaxie

Tu verras qu’elle est cours d’eau

avec tes bras pour affluents

ta poitrine pour estuaire

 

Aujourd’hui le ciel a écrit son poème

à l’encre blanche

Il l’a appelé neige

 

Ton rêve rajeunit tandis que tu vieillis

Le rêve grandit en marchant

vers l’enfance

 

Le rêve est une jument

qui au loin nous emporte

sans jamais se déplacer

 

Le nuage est las de voyager

Il descend à la plus proche rivière

pour laver sa chemise

A peine a-t-il mis les pieds dans l’eau

que la chemise se dissout

et disparaît

 

Une rose sort de son lit

prend les mains du matin

pour se frotter les yeux

 

Le palmier parle avec son tronc

la rose avec son odeur

 

Le vent et l’espace vagabondent

main dans la main

 

Arc-en-ciel ?

Unité du ciel et de la terre

tressés en une seule corde

 

Il marche sur les versants de l’automne

appuyé au bras du printemps

 

Le ciel pleure lui aussi

mais il essuie ses larmes

avec le foulard de l’horizon

 

Quand vient la fatigue

le vent déroule le tapis de l’espace

afin de s’y allonger

 

Dans la forêt de mes jours

aucune place

sauf pour le vent

 

Pour toucher la lumière

tu dois t'appuyer sur ton ombre

 

Je sens parfois que le vent

est un enfant qui crie

porté sur mes épaules

 

Comment décrire à l’arbre

le goût de son fruit ?

A l’arc

le travail de la corde ?

 

Telle une main

la lumière se déplace

sur le corps des ténèbres

 

C’est l’épaule de l’espace

qui s’effondre là-bas

sous les nuages noirs

 

L’espace dans l’œil de la guillotine

est lui aussi tête à couper

 

Tu ne peux être lanterne

si tu ne portes la nuit

sur tes épaules

 

Je conclurai un pacte avec les nuages

pour libérer la pluie

Un autre avec le vent

pour qu’il nous libère

les nuages et moi

 

La parole est demeure dans l’exil

chemin dans la patrie

 

Qu’il est étrange ce pacte

entre les vagues et le rivage –

le rivage écrit le sable

les vagues effacent l’écriture

 

Mémoire – ton autre demeure

où tu ne peux pénétrer

qu’avec un corps devenu

souvenir

 

 

Adonis, in Toucher la lumière, Ed. Fata Morgana, 1997. Ouvrage d’artiste en édition limitée à 30 exemplaires, comportant chacun une peinture originale de Farid Belkahia.

Texte traduit de l’arabe par Anne Wade Minkowski.


Je vous ai dit


Je vous ai dit -- j'ai écouté les mers
réciter leurs poèmes
j'ai écouté la cloche qui sommeille
dans les coquillages

Je vous ai dit -- J'ai chanté aux noces du diable
au banquet des fables

Je vous ai dit -- j'ai vu dans la pluie de l'Histoire
dans les éclairs lointains
une démone et une maison

Parce que je navigue dans mes yeux
vous ai-je dit
j'ai vu toute chose
dès le premier pas
dans la distance

.

ADONIS



http://fr.wikipedia.org/wiki/Adonis_(po%C3%A8te)




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Vendredi 6 novembre 2009

 



A une étoile

 

Étoile qui descend sur la verte colline,

Triste larme d'argent du manteau de la nuit,

Toi que regarde au loin le pâtre qui chemine,

Tandis que pas à pas son long troupeau le suit!

 

Étoile, où t'en vas-tu dans cette nuit immense?

Cherches-tu sur la rive un nid dans les roseaux?

Où t'en vas-tu si belle, à l'heure du silence,
Tomber comme une perle, au sein profondes eaux?

 

Ah! Si tu dois mourir, bel astre, et si ta tête,

Va, dans la vaste mer plonger ses blonds cheveux,

Avant de nous quitter, un seul instatnt, arrête,

Étoile, écoute-moi! ne descend pas des cieux !


ALFRED DE MUSSET

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Samedi 31 octobre 2009

 Sur un arbre dormait  un amour tranquillement
Ne se doutant  point qu'il  vieillissait pourrissant
Son haleine nauséabonde réveilla l'enfant en pleurs
Réveille-toi bébé, ne dors jamais dans le nid de la peur





Un nid sur un arbre dépouillé




Des arbres qui provoquent des  démangeaisons
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Mercredi 21 octobre 2009


Collision des mots


 

J'ai des mots qui me piquent

 Me pénètrent par la peau

Par tous les pores, m'allergisant

Des mots qui me démangent

Et d'autres qui me tambourinent .

Des mots meurtris qui pleurent

Se faufilent de mon cœur

S'esquivent de moi, de mes veines,

Ils se débinent, ahuris, hurlent,

S'échappent de ma raison

Des mots qui n'écoutent plus

Qui roulent sur ma peau

Glissent…Glissent...

Ils atteignent  mes doigts

Ils sont au bout,

Stagnent

Je ne les sens plus,

Ils sont flasques, inertes,

Ils sont muets,

Ne  parlent plus

 Ecrasés ...

Mutilés…

 Réduits au silence

 

Fialyne le 21 Octobre 2009
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Samedi 17 octobre 2009

Le cri de l'âme

Quand le souffle divin qui flotte sur le monde
S'arrête sur mon âme ouverte au moindre vent,
Et la fait tout à coup frissonner comme une onde
Où le cygne s'abat dans un cercle mouvant !

Quand mon regard se plonge au rayonnant abîme,
Où luisent ces trésors du riche firmament,
Ces perles de la nuit que son souffle ranime,
Des sentiers du Seigneur innombrable ornement !

Quand d'un ciel de printemps l'aurore qui ruisselle
Se brise et rejaillit en gerbes de chaleur,
Que chaque atome d'air roule son étincelle,
Et que tout sous mes pas devient lumière ou fleur !

Quand tout chante ou gazouille, ou roucoule ou bourdonne,
Que d'immortalité tout semble se nourrir,
Et que l'homme, ébloui de cet air qui rayonne,
Croit qu'un jour si vivant ne pourra plus mourir !

Quand je roule en mon sein mille penseés sublimes,
Et que mon faible esprit, ne pouvant les porter,
S'arrête en frissonnant sur les derniers abîmes,
Et, faute d'un appui, va s'y précipiter!

Quand, dans le ciel d'amour où mon âme est ravie,
je presse sur mon coeur un fantôme adoré,
Et que je cherche en vain des paroles de vie
Pour l'embraser du feu dont je suis dévoré !

Quand je sens qu'un soupir de mon âme oppressée
Pourrait créer un monde en son brûlant essor,
Que ma vie userait le temps, que ma pensée
En remplissant le ciel déborderait encor !

Jéhova ! Jéhova ! ton nom seul me soulage!
Il est le seul écho qui réponde à mon coeur!
Ou plutôt ces élans, ces transports, sans langage,
Sont eux-mêmes un écho de ta propre grandeur!

Tu ne dors pas souvent dans mon sein, nom sublime !
Tu ne dors pas souvent sur mes lèvres de feu :
Mais chaque impression t'y trouve et t'y ranime,
Et le cri de mon âme est toujours toi, mon Dieu !

 

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Jeudi 15 octobre 2009



Elle était là

 

Elle se sentait soudainement existée, elle était  là et  respirait un monde qui lui semblait si neuf et si beau.

Tel une toile, les pinceaux de l'espoir redessinait son monde; et sur le gris qui s'effaçait, du  bleu se répandait, il  s'intensifiait  azur sur son ciel, en flocons de tendresse,  tombait lentement sur sa terre en peine.

 

La lumière jaillissait de son cœur, jaillissait de ses yeux et son jour se levait.

Le printemps était là entre ses cils aux plus belles couleurs des roses, blanches, roses et rouges pétulantes de pureté et d'amour dans un  monde qui existait et qu' elle ne voyait plus.

 

Et elle s'émerveillait aux gazouillements de ces oiseaux voltigeant autour des arbres, sur le bec  le verbe 'aimer' que les papillons câlins emportaient sur leurs ailes multicolores, le déposant dans les cœurs des fleurs réceptives et dociles.

 

La vie lui semblait magique et belle,  elle était heureuse, elle revivait juste….

 Juste parce qu'il lui disait ma fi…

Et puis vint l'absence versant le vide en flot sur son âme et les larmes coulaient, coulaient…

 

Elle pleurait l'abandon, pouvait-on quitter l'amour aimée pour  autant? 

Quel était ce cœur qui bâillonnait ses mots, les mots, qui la punissait pour avoir gémi de douleur? Quel était ce cœur?

Quel était ce cœur qui l'étouffait pour se  noyer dans un silence qu'elle ne supportait plus, un silence qui la broyait, la déchiquetait ?

 

Quelle était cette main qui enterra l'eau, juste…

Juste le plaisir d'assécher sa voix la laissant mourir de soif, la laissant dans le noir…

Juste pour avoir gémi.

 

Plus glacial que la mort, plus mort que la mort, le cœur indifférent, la laissant glisser dans l'abime, au plus profond désespoir perdant l espoir de vivre…

L'espoir de ne plus atteindre la perche pour émerger, sortir du gouffre

Elle est  là maintenant,  elle  ne se sait où, flottante sans vie mais il y fait moins froid que dans son coeur…

Fialyne le 15/10/09 

 

 

 

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Vendredi 9 octobre 2009



Fleur des champs

 

Je suis une fleur  à pétales blancs. J'ai poussé sur une terre fertile comme toutes les fleurs des champs, sous la chaleur du soleil et les caresses du vent.

Ô combien, Ciel, m'as-tu taquinée, laissant se verser sur moi bien des pluies !

 

 Il y a celles que j'ai bues pour étancher ma soif, m'épanouir et grandir et d'autres ont noyé ma tige, mes pétales se fanent au fur et à mesure en cet automne présent.
Quand arrivera la fin de l'hiver, que la neige m'aura étouffée,  me givrant   sous le gel glacial de la saison, ma vie s'achèvera doucement, en silence.

Ainsi est la vie.  Moi, fleur quelconque  des champs, j'ai traversé mon temps...
 On vient à la vie sans le vouloir, on vit sans  vraiment savoir...

Je suis une génération de passage...

Beaucoup y laissent des fruits et des traces, des bises et des caresses au cœur ou au contraire bien des morsures...

 D'autres passent puis s'effacent.

Fialyne

Le 09.10/2009 

 

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